Un Hackathon eGov Wallonia, et 7 projets plus tard... (3/4 - leçons de l'initiative) - 08/10/2013 - RobertViseur.Be - Journal personnel

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Nouvelle du 08/10/2013

[Mes centres d'intérêt (Logiciel libre et Open Source)]
[08-10-2013] Un Hackathon eGov Wallonia, et 7 projets plus tard... (3/4 - leçons de l'initiative)

Après la présentation des projets [1], voici les enseignements que je tire de cette première expérience de Hackathon open data en Wallonie.

Il faudra bien trancher un jour sur les licences...

Penser ''réutilisation des données'' passe par la sécurité juridique des développeurs qui les utilisent pour alimenter leurs applications. Ce principe était déjà valable pour les développements à base de logiciels libres, pour lesquels les licences sont largement étudiées et documentées. Pourtant, le choix et la maîtrise des licences demeure encore parfois un point épineux pour le secteur public. Ainsi, à titre d'exemple, sur la forge logicielle de l'ETNIC, la licence est en cours de réflexion depuis plusieurs années (''L'ETNIC doit statuer sur le choix de la licence'').

Espérons que les choses évolueront plus facilement pour les données. Aujourd'hui, sur la plate-forme wallone (voir Jeux de données), la grande majorité des jeux de données mis à disposition le sont sous une licence inconnue. Certains jeux de données n'ont été communiqués que pour la période du Hackathon eGov Wallonie, ce que certains participants n'ont pas manqué de souligner sur Twitter (''Il y aura des data pas si open juste pour le we. C'est amusant...'').

Rappelons que des licences types pour l'open data existent déjà et peuvent être apposées aux nouveaux jeux de données (voir des exemples en [2]). Espérons également que les licences avec clause Non-Commerciale, un frein important à la réutilisation, ne proliféreront pas (6 jeux de données sont actuellement concernés)... L'open data passe par une réelle ouverture garantie par des licences reconnues, comme le rappelle l'article Defining Open Data publié récemment sur le site de l'OKFN (Open Knowledge Foundation).

Des identifiants pas si uniques

Les identifiants uniques (URI) sont une des bases de l'open linked data. Ils permettent en effet d'identifier une ressources de manière certaine, et d'opérer des croisements entre sources de données sur base de ces identifiants. Malheureusement, la plate-forme open data wallonne présente un même jeu de données sous plusieurs identifiants différents (plusieurs pages et identifiants sur le site Web pour un même jeu de données, et identifiant différent dans les fichiers RDF de description).

Il s'agit là d'un détail technique, problablement facile à corriger, qui facilitera grandement l'inventaire, le suivi, l'exploitation et le croisement des jeux de données.

Des données hétérogènes, peu documentées et de qualité variable

Les données fournies sont extrêment diversifiées: listes d'adresses, statistiques dans les domaines de l'emploi, de l'énergie ou de l'usage des TIC, agendas ou encore informations géographiques (cartes, coordonnées) pour ne prendre que quelques exemples.

Ces données sont malheureusement peu documentées (titres, descriptions, licences ou documentation de la structure du fichier). Un effort de documentation à la publication du fichier en faciliterait la réexploitation, en particulier lorsque les données mises à disposition sont des données brutes (ce qui constitue un excellent point de départ, avant de penser sémantique, open linked data ou API). Un exemple qui me vient à l'esprit est celui de fichiers SHP (shapefiles), parfois fournis sans fichier de métadonnées.

Certains jeux de données pointent par ailleurs des pages inexistantes. C'était le cas des données du Forem, déménagées sur le site du Forem (voir [3]) sans mise à jour des liens sur le répertoire de l'AWT.

Dans le même ordre d'idée, les membres de l'équipe Tra-Flic ont regretté le manque de stabilité de certains services en ligne mis à disposition (peut-être lié à un mauvais dimensionnement des serveurs derrière les API, débouchant sur des erreurs 403) ainsi que sur l'instabilité de la sémantique utilisée dans les fichiers de données.

We just do it!

Le Hackathon a permis de montrer que des équipes motivées pouvaient arriver à des résultats concrets avec les données mises à disposition, quelques soient les limitations actuelles de ces données (qualité, documentation, etc.). On ne peut qu'espérer que les organismes partenaires auront été encouragés par ces résultats, et qu'ils poursuivront leurs efforts dans la bonne direction.

Autre leçon: ce type d'événement est ouvert aux développeurs chevronnés comme aux développeurs plus occasionnels. L'étape du ''pitch'' et de constitution des équipes permet de trouver une bonne complémentarité entre les membres des équipes, en fonction des sujets proposés.

La suite demain avec un commentaire plus personnel sur l'expérience...

Sources :

[1] http://www.robertviseur.be/news-20131007 (...)
[2] http://www.robertviseur.be/news-20120817 (...)
[3] http://www.leforem.be/chiffres-et-analys (...)

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Robert VISEUR Robert VISEUR
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